SAINT RIQUIER. UNE GRANDE ABBAYE BENEDICTINE

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Considérée par certains comme la «Cluny carolingienne», l'abbaye bénédictine de Saint-Riquier est fondée par Riquier, au VIIe siècle. Elle connaît son premier âge d'or lors de l'abbatiat d'Angilbert, homme d'église et lettré, protégé de Charlemagne. L'empereur favorise le développement de l'abbaye qui devient alors un centre important aux marches du royaume. Le chantier gothique qui se poursuit entre le XIIIe siècle et le début du XVIe siècle connaît de multiples difficultés. Saint-Riquier, aux frontières du royaume de France, est sur la ligne du front qui oppose le duc de Bourgogne et Louis XI et se trouve donc sans cesse en butte aux représailles des uns et des autres. La façade, vaste retable architectural que son programme sculpté transforme en dentelle de pierre blanche est révélatrice de la religiosité et des croyances de cette fin du Moyen Age. Le deuxième âge d'or de l'abbaye commence lorsqu'au XVIIe siècle la communauté adhère à la réforme de Saint-Maur. Les bâtiments sont rénovés et le choeur de l'abbatiale reçoit, à la fin du siècle, un décor, dit plus tard «à la grecque», l'un des rares à subsister de cette époque. Les tableaux commandés par l'abbé d'Aligre, encore en place, de multiples éléments décoratifs témoignent des efforts consentis pour permettre à l'institution de rayonner de nouveau. Les péripéties du XVIIIe siècle, incendies dévastateurs, puis Révolution, ont altéré la physionomie de l'abbaye mais sa transformation en séminaire au XIXe siècle comme celle de l'abbatiale en église paroissiale ont permis de conserver l'essentiel. Les travaux conduits par le conseil général de la Somme, désormais propriétaire de l'abbaye, l'action de la mairie de Saint-Riquier et de l'État sur l'abbatiale ont préservé l'identité du lieu.

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